
Nous regardons six choses, toujours les mêmes, dans le même ordre. Ce n’est pas un secret de fabrication : la grille est publiée, et le porteur la connaît avant de venir.
Les six questions
Le projet se décrit-il en une page ? Les chiffres existent-ils ? Le marché est-il documenté ? Les personnes et leurs rôles sont-ils posés ? Le juridique est-il en ordre ? Le besoin est-il chiffré ?
Chacune est notée de zéro à trois, et le total situe le projet sur cinq stades, de l’idée à l’investissable. Le porteur reçoit sa note à la restitution, avec ce qu’il lui reste à préparer.
Pourquoi une grille publiée
Une grille cachée met l’analyste en position de force et le porteur en position d’examen. Une grille publiée fait l’inverse : elle permet de se préparer, donc d’arriver plus mûr, donc de coûter moins cher à analyser. Tout le monde y gagne, y compris nous.
Elle a un autre effet, moins visible. Elle nous oblige à la même rigueur d’un projet à l’autre. Une grille qu’on annonce est une grille qu’on applique.
Ce qu’un stade bas ne veut pas dire
Il ne veut pas dire que le projet ne vaut rien. Il dit qu’il n’est pas encore présentable à des investisseurs, et il dit précisément pourquoi. Beaucoup de projets arrivent au stade de l’esquisse et en repartent structurés, parce qu’ils savaient enfin quoi travailler.
Nous accompagnons aussi des projets qui commencent. Ce que nous ne faisons pas, c’est présenter aux investisseurs un projet qui n’est pas prêt.