Pourquoi une analyse avant d’investir

Trois anneaux emboîtés : vérifié, déclaré, ouvert

Quand quelqu’un vous propose d’entrer au capital d’une entreprise, vous recevez presque toujours la même chose : une présentation faite par celui qui cherche l’argent. Elle est sincère, souvent bien faite, et elle ne dit jamais ce qui ne va pas. Ce n’est pas de la malhonnêteté : personne ne sait raconter son propre projet en pointant ses faiblesses.

L’analyse sert à cela, et à rien d’autre. Elle sépare trois choses que la présentation mélange : ce qui a été vérifié, ce qui est déclaré par le porteur, et ce qui reste ouvert.

Vérifié, déclaré, ouvert

Vérifié, c’est ce que l’analyste a pu contrôler sur pièces : des comptes, un bail, un brevet, une autorisation, un contrat signé. Déclaré, c’est ce que le porteur affirme et que personne ne peut encore contrôler : un carnet de commandes à venir, une intention d’achat, une promesse verbale. Ouvert, c’est ce que personne ne sait : un marché qui change, une autorisation qui tarde, un associé qui hésite.

Un investisseur qui lit ces trois colonnes décide autrement. Il arrête de chercher la certitude, et il regarde la taille de la part inconnue. C’est une question à laquelle il peut répondre lui-même.

Ce qu’une analyse ne fait pas

Elle ne prédit rien. Elle ne note pas, elle ne classe pas, elle ne recommande pas. Un projet bien analysé peut échouer, et un projet mal préparé peut réussir : l’analyse ne change pas l’avenir, elle change ce que vous savez au moment de décider.

Elle ne remplace pas non plus la rencontre. On investit dans des personnes autant que dans un plan, et aucun document ne dit ce qu’une heure passée avec un porteur vous apprend.

Pourquoi elle est rare

Parce qu’elle coûte cher, et qu’elle coûte à peu près la même chose que le projet lève trois cent mille francs ou dix millions. Sur un grand tour, le coût se dilue. Sur un petit, il ne se dilue pas, et personne ne l’a jamais rentabilisé.

C’est pour cela que les petits projets sont présentés sans analyse, et que les projets analysés sont hors de portée. Entre les deux, il n’y a rien. C’est exactement là que Mecenda a choisi de se tenir, en faisant financer les études par des mécènes plutôt que par ceux qu’elles examinent.

Sarcelle et roséVert et sableBleu et cuivreGrenatGrenat et rosé